Le Point Pop a regardé et classé tous les films de Noël disponibles sur Netflix.  © DR


Vous en rêviez, on l’a fait. Après une overdose de chocolat chaud et de longues soirées passées en pyjama sous un plaid, Le Point Pop a établi son classement des films de Noël à voir sur Netflix. Tout, tout, on a tout regardé (enfin, sauf les films d’animation, sinon, on y serait encore), du bon au meilleur, en passant par le pire. Soirée familiale, détente amicale, déprime sentimentale, il y en a pour tous les goûts. Suivez le guide !

 

21) Celui qu’on ne regarderait même pas s’il n’était pas sur Netflix : Mariage sous la neige

Si vous aimez les pièces de théâtre jouées par des enfants en classe maternelle, allez-y, sinon… Même en regardant le film au dixième degré, difficile de tenir devant les insupportables mimiques de l’actrice principale qui exagère la moindre émotion, la moindre réplique. Sa voix off nous donnerait presque un ulcère ! Le pitch ? Quelque chose en rapport avec l’organisation d’un mariage couplée à une histoire d’amour contrariée. Pour être honnête, on n’a pas tout suivi. On était trop occupé à se rincer les yeux et les oreilles au détergent. On a tout de même aperçu quelques décorations de Noël, l’actrice qui jouait la maman de Serena Van Der Woodsen dans Gossip Girl et un beau gosse à la clé. C’est déjà ça.

20) Celui qui n’a aucun intérêt : Un petit souhait pour Noël

Une gentille webdesigneuse décide de passer les fêtes à régler les problèmes des gens qui l’entourent, et particulièrement ceux de son patron. On ne vous raconte pas la fin, vous l’avez devinée. Un petit souhait pour Noël n’est pas drôle, mais pas triste non plus. Les personnages sont clichés, mais pas assez ridicules pour rendre le spectacle amusant. C’est plein de bons sentiments qui font plouf. Bref : à s’infliger uniquement si l’on n’a vraiment, vraiment, pas été sage cette année.

19) Le plus à côté de la plaque : Pottersville

 

Un homme en pleine désillusion amoureuse se noie dans l’alcool, enfile un costume de gorille et décide de faire croire à tout son village que Bigfoot rôde dans les parages. Quelques dialogues bien sentis parviennent à nous arracher un sourire, mais le film n’a de noëlesque que la neige sur le bord de la route. Michael Shannon ne parvient pas à sauver cet ensemble branlant, dont l’incohérence culmine dans une scène de coït généralisé au milieu des bois entre des habitants déguisés en animaux. On passe notre tour…

18) La roue de secours quand on n’a plus rien à se mettre sous la dent : Sacré Père Noël

 

Voilà un excellent film de Noël… Enfin, si vous avez besoin d’un fond sonore pendant un après-midi passé à cuisiner des cookies en forme de lutins. L’histoire, celle d’un papy grincheux qui revient pour le réveillon chez sa fille, une mère célibataire, sent le réchauffé à plein nez. On a tout de même un semblant d’atmosphère de fêtes, avec des chants de Noël et quelques paquets cadeaux entassés sous le sapin du salon. Mais ne vous fiez pas au titre français du film : on n’y a pas vu l’ombre d’un Père Noël.

17) Celui qu’on ne montrera qu’aux (petits) enfants : 48 Vœux pour Noël

 

Des elfes détruisent par accident des lettres envoyées au Père Noël et décident de quitter la Laponie pour aller récupérer en personne les listes de cadeaux auprès des enfants. Le scénario partait certainement d’une bonne intention, mais le film est porté par de très jeunes acteurs qui, aussi attendrissants soient-il, ont l’air d’avoir suivi leur premier cours de théâtre la veille du début de tournage. Le résultat est malheureusement assez gênant à regarder. Les enfants seront peut-être plus cléments que nous et séduits par cette plongée dans l’usine du Père Noël et le quotidien de ses petits employés aux oreilles pointues.

16) Celui sans prétention : Miss Me This Christmas

Avec toutes ses chansons mignonnettes et ses vins chauds, on oublierait presque que Noël est aussi la période idéale pour divorcer et s’enfoncer ensuite dans une bonne grosse déprime, comme le couple de Miss Me This Christmas. Sauf que les deux divorcés se rendent compte qu’ils sont encore amoureux l’un de l’autre. La tuile ! Alors ? Forcément, ils tentent de se rendre mutuellement jaloux. On peut se moquer de ce pitch un peu niais, mais le fait est que, en moins de temps qu’il en faut pour avaler un mug de chocolat, l’héroïne a le temps de divorcer, de se fiancer à un autre homme, de se séparer pour enfin se fiancer à nouveau, le soir de Noël. On devrait suivre des cours.

15) Le plus décomplexé : Just Friends

Ryan Reynolds revient dans sa ville natale pile à temps pour les Fêtes et il espère bien séduire sa meilleure amie de lycée qui l’avait toujours cantonné à la friendzone (il faut dire que, à l’époque il ne ressemblait pas à Ryan Reynolds). Bien sûr, elle vit toujours chez ses parents et, bien sûr, elle est restée célibataire. Si Just Friendsne remporte pas la palme de la finesse, au moins a-t-il le mérite d’assumer sans complexe son humour gras et de bénéficier du jeu de Reynolds (futur Deadpool), parfaitement à l’aise quand il s’agit de faire l’idiot. On finit par sourire en coin.

14) Le plus m’as-tu-vu : Voisin contre voisin

Deux pères de famille mènent une guerre des décorations de Noël : qui aura la plus longue guirlande et les plus belles boules accrochées au sapin le soir du réveillon ? Sans être immanquable, le duo Danny De Vito-Kristin Chenoweth fait tenir cette comédie plaisante qui illuminera un peu ce début de décembre maussade. À côté d’eux, notre sapin en plastique fait pâle figure.

13) Le plus kitsch : You Can’t Fight Christmas

Vous cherchez un film à regarder au second degré après un repas de Noël trop copieux et bien arrosé ? C’est par ici. Tout y respire le kitsch et l’excès. La rencontre entre les deux protagonistes (oups ! Je tombe de mon échelle en décorant le sapin et j’atterris dans les bras d’un bellâtre !). Les zooms sur les visages d’acteurs aussi expressifs que des tables de chevet. Les flash-back flous entourés d’un halo blanc qui montrent des scènes qui se sont déroulées il y a trois minutes. Tout, on vous dit. On se moque, mais n’empêche qu’on l’a regardé jusqu’au bout. Parce que c’est quand même assez drôle.

12) Celui où l’on troque son mug pour un pack de bières : Bad Santa 2

Oubliez l’esprit de Noël, les trois criminels de Bad Santa 2 – un nain libidineux, un père Noël suicidaire et une Mère Noël alcoolique – en profitent pour monter un casse contre une association caritative et s’en aller avec le pactole. Totalement loufoque, complètement barré, mais finalement plutôt réussi : une comédie noire idéale pour une soirée d’hiver entre amis. Mieux vaut éloigner les jeunes enfants, blagues en dessous de la ceinture et scènes assez crues obligent !

11) Celui qui déteste Noël, mais en fait non : Un Noël de folie

Un couple de cinquantenaires est à peu près aussi pressé de fêter Noël que nous de retrouver notre vieil oncle sourd et grincheux pour le réveillon. Qu’à cela ne tienne, cette année, ils feront l’impasse ! Mais pas facile pour ces irréductibles de résister aux illuminations, de renoncer à décorer le sapin et de ne pas faire de dons aux associations caritatives sans s’attirer les foudres de tous les fanatiques de la période. À voir si vous redoutez la recrudescence des pull-overs kitsch et le retour de Mariah Carey à la radio.

10) Celui qu’il faut voir après une overdose de rom coms : Un Noël à El Camino

Une fois n’est pas coutume, pourquoi ne pas fêter le réveillon barricadé dans un magasin d’alcool au milieu du désert californien, encerclé par des policiers enragés ? Pas de Père Noël, pas de paquets cadeaux, pas de chorale, pas de cookies en forme de bonhomme de neige, pas de morale convenue devant un feu de cheminée… Malgré des personnages et une histoire rapidement oubliés, cette comédie noire (une production originale de la plateforme) est un remède efficace aux bons sentiments qui inondent par ailleurs Netflix.

9) Celui qui a tué le père Noël : Super Noël

Un papa tue par accident le (vrai) Père Noël devant son fils éberlué. Pas le choix, il lui faut enfiler le costume, se laisser pousser la barbe, prendre cinquante kilos et grimper dans le traîneau ! Si les effets spéciaux de cette comédie familiale laissent à désirer – avec des rennes mécaniques sous amphétamines au regard vitreux –, on est face à un film bien pensé, drôle, touchant et chargé d’une bonne dose d’esprit de fêtes.

8) La bonne surprise : The Holiday Calendar

Une jeune photographe sans le sou – mais qui vit dans un loft de 80 mètres carrés, cherchez l’erreur – n’a pas le moral pour les fêtes. Heureusement, elle reçoit un calendrier de l’Avent un peu spécial qui lui indiquera le chemin à suivre pour trouver l’amour. Spoiler : le prince charmant arrivera pile-poil le soir du réveillon. C’est pas beau, ça ? Un pitch plutôt original pour cette production Netflix rythmée qui se laisse tranquillement savourer. On aimerait bien que notre calendrier de l’Avent Kinder (mais si, celui avec un seul œuf en chocolat par fenêtre et un tout petit Père Noël le 24) nous fasse le même coup, au lieu de simplement faire grimper notre compteur journalier de calories.

7) Le plus chou : Allô maman, c’est Noël

John Travolta est pilote de jet pour une richissime patronne, mais son travail risque de lui faire louper le réveillon avec sa famille ! Malheur ! Heureusement, lorsque ses enfants reçoivent deux chiens en cadeau, ils en oublient presque leur papa absent. Le film revisite habilement La Belle et le Clochard avec des dialogues cocasses et bien sentis entre deux toutous animés par les voix de Danny DeVito et Diane Keaton. Une comédie idéale pour une soirée de décembre en famille au coin du feu. NB : Le Point Pop décline toute responsabilité si votre progéniture vous réclame ensuite un chiot pour Noël.

6) Les plus Kate Middleton : A Christmas Prince et The Royal Wedding

 

Certes, A Christmas Prince est une comédie romantique on ne peut plus cliché (merci l’algorithme Netflix). N’empêche, on reste scotché devant l’écran à contempler cette Barbie-fait-du-journalisme qui rencontre le prince Ken du royaume d’Aldovie. Sortie le 30 novembre, la suite de l’histoire d’amour de nos deux jolis cœurs, The Royal Wedding, manque un peu d’énergie, mais on est bien content de faire l’impasse sur une soirée au bar pour s’enrouler dans un plaid et suivre ce mariage royal qu’on attendait avec autant d’impatience que celui de Harry et Meghan.

5) Celui qui vous fera prendre trois kilos : La Princesse de Chicago

Une pâtissière américaine et la future princesse d’un petit pays imaginaire, sosies l’une de l’autre, échangent leur place pour quelques jours et font connaissance avec leur entourage respectif. Vous voyez où on veut en venir ? Inutile de jouer à « devine avec qui elle termine à la fin ». Mais on a là un parfait concentré de Noël qui coche toutes les cases de la rom com réconfortante sans être ridicule pour un sou. Attention à bien prévoir, à côté de la tasse de chocolat chaud, une bonne dose de sucreries. En effet, regarder cet étalage de cookies, pièces montées et gâteaux en tous genres sans rien à se mettre sous la dent est aussi difficile que de jeûner devant Top Chef.

4) Celui qui donne envie de partir vivre dans la Creuse (si, si) : Noël à Snow Falls

 

Avant d’hériter de l’entreprise familiale, une jeune New-Yorkaise retourne dans sa ville natale à Noël pour y apprendre la vraie valeur des choses. Coup de bol : elle rencontre un chauffeur de taxi dans ce village perdu où la densité de population ne dépasse pas les 5 habitants au kilomètre carré. Autre coup de bol : ce charmant jeune homme est célibataire, aubergiste à ses heures perdues et possède une superbe collection de chemises de bûcheron. Le rêve, quoi. Vous trouverez ça ringard, surjoué et dégoulinant de mièvrerie. Mais avouez-le, vous êtes jaloux et aimeriez bien, vous aussi, fêter Noël aux côtés d’un trentenaire aux dents blanches perdu en rase campagne.

3) Le plus étonnamment drôle : La Course au jouet

Un papa n’a qu’une journée pour dénicher le robot que son fils a commandé à Noël. Problème : le jouet tant convoité est en rupture de stock dans tous les magasins. Mission impossible ? Pas pour Arnold « Terminator » Schwarzenegger, qui est prêt à affronter vents et marées pour faire plaisir à son fils (oui, c’est bien le petit Anakin de Star Wars !). Prêt à mater les parents qui se mettent en travers de son chemin. Prêt à se battre contre des nains. Prêt à terrasser des enfants. Prêt à filer une raclée à un renne enragé. Un film feel good prenant et divertissant qui ravira petits et grands. Et qui vous fera passer pour un parent en carton si vous avez fait vos courses de Noël sur Amazon.

2) Celui qui vous fera retomber en enfance : Les Chroniques de Noël

On vous voit venir : « Un film Netflix pour enfants ? Mouais… » Et on vous arrête tout de suite ! Les Chroniques de Noël est LA petite pépite à découvrir ce mois-ci. On vous met au défi de ne pas vous émerveiller en pénétrant dans la magnifique usine du Père Noël. De ne pas rire à tous les clins d’œil et références cachés à destination des adultes, dispersés çà et là dans le film comme de petites gourmandises. Et surtout de ne pas craquer pour Kurt Russell, génial et rafraîchissant dans son rôle de Père Noël rockeur. Un superbe conte qui fait exploser tous les compteurs de magie de Noël. À regarder en famille, en couple, entre amis, avec son chat, tout seul… Peu importe. Mais à regarder.

1) L’indétrônable : Love Actually

Un peu comme une vérité générale que personne ne remet en cause, car elle est incontestable, il n’est plus nécessaire d’expliquer pourquoi Love Actually est l’ultime comédie romantique de Noël. Comme le grand cru que l’on conserve pour le soir du réveillon, le film feel good choral de Richard Curtis et son casting cinq étoiles so british se bonifient avec l’âge. On connaît le déhanchement de Hugh Grant par cœur, on récite toutes les répliques à l’avance et on sait pertinemment qu’on aura « All I Want for Christmas » coincée dans la tête pendant trois jours. Mais qu’importe. Et comme on croit aux miracles de Noël, on espère que c’est finalement cette année qu’Andrew Lincoln sonnera à notre porte pour nous déclarer sa flamme avec ses pancartes et son lecteur CD sous le bras.

 

 

 


PAR JULIETTE MITOYEN. Publié le  | Le Point.fr