Des femmes s’allongent sur le sol pour dénoncer les violences subies par les femmes de la part de leur conjoint, lors d’une manifestation à Paris en novembre 2012. (THOMAS SAMSON / AFP)


 

Tous les trois ou quatre jours, une femme meurt tuée par son compagnon ou ex-compagnon. En 2017, en France, elles sont 109 (contre 138 en 2016 et 136 en 2015) à avoir perdu la vie, selon l’étude nationale relative aux morts violentes au sein du couple pour l’année 2017, établie par la police, la gendarmerie et la Délégation aux victimes et publiée par le gouvernement.

Seize hommes ont en outre été tués au cours de l’année 2017, ce qui porte à 125 le nombre de personnes mortes de la violence de leur partenaire ou de leur ex-partenaire de vie. Onze enfants sont morts concomitamment à l’homicide de leur père ou de leur mère et 14 enfants ont été tués dans le cadre de violences conjugales sans qu’un parent ne soit tué. En incluant les suicides et les homicides de victimes collatérales, le nombre total de décès résultant de ces violences s’élève à 247 personnes.